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27 novembre 2020

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Discrète invasion d’un ver géant dans les Pyrénées-Atlantiques et sur la côte basque !

Discrète invasion d'un ver géant dans les Pyrénées-Atlantiques

Depuis 20 ans, un ver géant envahit nos jardins. Surtout ceux du sud-ouest. On le voit rarement, car il chasse la nuit. Mais, progressivement, ce ver détruit consciencieusement la biodiversité des sols. Gare aux lombrics, escargots et autres peuples anciens des jardins. Les platherminthes sont là ! Certains d’entre eux, les bipaliinés, dits aussi, “vers à tête de marteau”, font jusqu’à un mètre de long.

Heureusement, ceux qu’on trouve dans les jardins du sud-ouest de la France, plus précisément entre Bayonne et la frontière espagnole,  sont moins longs. 40 centimètres, tout de même ! Ils se répartissent en Bipalium kewense et en Diversibipalium multilineatum, ils peuvent être bleus, noirs ou marrons.

Moins longs, mais tout aussi prédateurs. Rien ne leur résiste et ils n’intéressent aucun autre animal. Le fait est qu’ils sont particulièrement toxiques pour ceux qui voudraient en faire leur repas. En effet, ils produisent de la tétrodoxine.

C’est une toxine neurotoxique qu’on trouve habituellement dans certaines espèces de poissons comme  le célèbre poisson de Fugu. Spécialité gastronomique des tables japonaises raffinées.  Pas seulement. Certains crabes ou certaines grenouilles partagent ce douteux privilège.

Mais, d’où vient ce redoutable ver de terre, baptisé Obama Nungara ? D’Argentine ! Comment a-t-il fait ? Il s’est installé dans les pots de fleurs argentins, puis a pris la route du commerce mondialisé, pour atterrir, finalement, dans les jardineries locales ! On commence à avoir l’habitude de ces invasions intempestives. La punaise diabolique, le frelon asiatique, l’écureuil de Corée ont suivi des chemins comparables.

Est-ce dangereux ? Aujourd’hui, on se contente d’observer et de signaler l’apparition des bestioles. On ne sait pas trop encore quelles peuvent en être les effets secondaires. Une certaine indifférence règne. On compte sur la météo pour régler le problème, si problème, il y a, et pour réguler une population naturellement prolifique.

En effet, les platherminthes n’aiment ni le froid, ni la sécheresse. Mais, les régions à hivers doux et à étés humides, comme les Pyrénées Atlantiques et la côte basque, sont une destination paradisiaque pour le ver migrant.