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21 octobre 2020

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Ça rame toujours pour l’appli StopCovid-19

Ça rame toujours pour l'appli StopCovid-19

Ça rame toujours pour l'appli StopCovid-19

Premier rapport d’étape le 23 juin dernier pour l’appli StopCovid, soit 3 semaines après son lancement. Le bilan n’est pas flatteur, mais les autorités veulent croire que tout changera en cas de deuxième vague de covid.

En attendant, seules 68 personnes se sont signalées et cela n’a donné lieu qu’à 14 notifications auprès des personnes les ayant côtoyées à moins de 1 m de distance.

C’est peu comme résultat. D’autant qu’il semblerait que l’appli en profite pour aspirer les données de toutes les personnes côtoyées et pas seulement de celles s’étant trouvées à moins de 1 m. A noter que la Norvège vient de suspendre son application car jugée trop intrusive.

De sorte que les téléchargements n’ont, à ce jour, pas dépassé le chiffre de 1,9 millions et que sur ces 1,9 millions, seuls 1,8 millions ont activé l’appli au moins une fois. Ce qui signifie que 100 000 se sont contentées de la télécharger sans l’activer. Pire, 460 000 l’auraient déjà désinstallée après l’avoir téléchargée.

Ce qui n’empêche pas les coûts de gestion de s’accumuler. Même si le secrétariat d’État veut croire qu’ils sont peu importants au regard des risques que l’appli doit permettre d’éviter. En effet, ils évoluent dans une fourchette difficile à évaluer, mais comprise entre 80 000 € et 180 000 € par mois, dit-on du côté du ministère. Somme qui ne prend pas en compte la campagne de publicité. Et bien éloignée des estimations faites par des experts indépendants.

Appli StopCovid : un avenir qui reste incertain

Par suite, on attend avec intérêt le prochain avis de la CNIL, qu’elle s’est engagée à donner après la mise en œuvre de l’appli StopCovid. De même que les résultats de la campagne de sms promouvant l’application auprès des abonnés à la téléphonie mobile de Guyane.

Enfin, la France ayant fait le choix du protocole Robert avec serveur central, des pourparlers sont en cours pour essayer d’harmoniser les choses avec les autres partenaires européens. Lesquels ont eu principalement recours, de leur côté, aux procédés décentralisés proposés par Apple et Google.