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3 mars 2021

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Réforme de la police : Darmanin accepte les conditions d’Alliance pour lancer le Beauvau de la sécurité

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, vient d’accepter les conditions posées par le syndicat Alliance pour participer au “Beauvau de la sécurité“. De ce fait, le syndicat a indiqué qu’il participerait à l’évènement. Les discussions pour une réforme de la police peuvent donc s’engager.

Outre Alliance, l’Unsa avait également posé des conditions à sa participation. Les organisations syndicales avaient jusqu’au 10 janvier pour préciser leur position. Rappelons que cette conférence a été voulue par Emmanuel Macron.

Les deux syndicats demandaient les garanties sur la gratuité des transports publics. De même, qu’une subvention pour leur mutuelle et surtout des engagements sur la réponse pénale. L’annonce de la création d’un observatoire de la réponse pénale ne les satisfaisant pas. 

Compte tenu de ces différentes déclarations, la conférence devrait pouvoir se tenir très prochainement.

La porte est ouverte pour une réforme de la police

Selon l’AFP, dans un courrier adressé à Alliance, Gérald Darmanin s’est engagé à ce que la question de la relation avec l’autorité judiciaire soit intégrée dans la conférence. Ce point en constituera le 8e chantier. De plus, il en a précisé les modalités. Et, bien sûr, le calendrier de la gratuité dans les transports publics et le dispositif relatif à la mutuelle.

Interrogé par l’AFP, “la porte est ouverte” a indiqué le secrétaire général de l’alliance, Fabien Vanhemelryck. En annonçant sa participation au “Beauvau de la sécurité“, Fabien Vanhemelryck s’est, d’ores et déjà, félicité de la réponse du ministre. Unsa a également répondu à l’invitation de manière positive. Et le ministre a répondu à peu près dans les mêmes termes.

Cependant, l’Unsa a insisté pour que soit maintenu un niveau élevé de protection aux policiers en intervention. A noter que ce syndicat est majoritaire chez les CRS.

En bref, le communiqué de presse du Beauveau de la sécurité indique :

Ces travaux permettront de dessiner des réponses de court terme mais également de poser les bases de la future loi de programmation de la sécurité intérieure pour 2022.

 

Des traces et une colère certaine au sein de la police nationale

En décembre, Alliance et Unsa ne voulaient pas participer à ce débat. En réaction aux propos du chef de l’État. De fait, lors d’une interview au média en ligne brut, le Président Emmanuel Macron avait été amené à reconnaître que des contrôles au faciès et des violences avaient pu avoir lieu de la part de certains policiers.

Dans un courrier adressé au chef de l’État, Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP-FO, n’a pas manqué de souligner que cette interview a laissé des traces et une colère certaine au sein de la police nationale. Selon les termes relevés par l’AFP qui a eu connaissance de ce courrier.

Par conséquent, ce sera sans doute un des sujets phares de ce qui pourrait bien être la prochaine grande loi sur la sécurité intérieure. Notons que c’est en pleine polémique sur les violences policières quEmmanuel Macron a voulu la tenue de ce Beauvau de la sécurité. Selon ses voeux, la conférence doit déboucher sur une réforme de la police.

L’objectif avoué de cette réforme est d’améliorer les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre sont employées. Il est aussi de resserrer les liens distendus avec les Français.

Quoi qu’il en soit, il n’en reste pas moins que les contrôles au faciès sont une réalité. Ce qu’un discours global sur les forces de l’ordre et le rôle des policiers ne peut ignorer.