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3 mars 2021

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Acquittement de Donald Trump

Acquittement de Donald Trump

A l’issue du plus court procès en destitution de l’histoire des Etats-Unis Donald Trump a été acquitté Samedi des charges d’ « incitation à l’insurrection » dont il était accusé suite à l’attaque du Capitole le 6 Janvier dernier.

 

Rappelons que l’attaque a fait 5 morts et plus de 150 blessés graves parmi les forces de Police dont certains décrivent des scènes dignes de ce qu’ils avaient pu vivre en Irak en tant que militaires.

 

Cinquante-sept sénateurs ont voté en faveur de la destitution de Donald Trump, alors que quarante-trois républicains s’y sont opposé.

 

Si la majorité des sénateurs a donc reconnu l’ex-président coupable des faits qui lui étaient reprochés, les démocrates n’ont pas réussi à obtenir le soutien des dix-sept élus républicains nécessaires pour atteindre la majorité des deux tiers requise pour une destitution.

 

Ce vote s’inscrit cependant dans l’Histoire américaine, comme le plus bipartite de avec sept sénateurs républicains qui ont osé s’élever contre la position trumpiste de défense inconditionnelle de l’ancien Président.

 

Pendant deux jours, les procureurs démocrates, dirigés par le député Jamie Raskin, sont revenus en détail sur les évènements menant à l’attaque du 6 Janvier :  une démonstration précise des faits avec la production notamment de nouvelles vidéos de surveillance et de bandes sonores de la police lors des évènements.

 

Samedi matin, dans un dernier coup de théâtre, les procureurs scellaient leurs arguments en introduisant le témoignage choc de l’élue Républicaine à la Chambre des Représentants, Jaime Herrera Butler : ce nouvel élément démontrant de façon directe que le Président Trump n’avait rien fait pour arrêter l’insurrection, et ce alors même que le Vice-Président Pence était évacué dans l’urgence et le chaos avec l’ensemble du Congrés.

 

Face à l’avalanche de faits, les avocats de Trump ont continué de fonder leur défense sur le dénigrement de la légitimité du processus de destitution (malgré le vote initial du Sénat), et ont misé sur l’article 1 de la Constitution relatif à la liberté d’expression, reprenant également les arguments de l’ancien président relatif à la « vengeance politique » dont il se dit victime depuis son arrivée au pouvoir.

 

Après l’acquittement de Donald Trump, le Sénateur démocrate Chuck Schumer, déclarait : « le 6 Janvier 2021 s’inscrit dans l’Histoire des Etats-Unis comme un jour d’infamie » et que « le vote ayant acquitté Donald Trump restera comme le vote de l’infamie dans l’Histoire du Sénat des Etats-Unis »  

 

De son côté, le sénateur Mitch Mc Connell leader Républicain, après avoir rejeté la destitution de Trump expliquait que, contrairement à son vote :

« Il n’y a aucun doute, aucun, que le président Trump est, dans les faits et moralement, responsable d’avoir provoqué les événements de cette journée »

 du 6 janvier. Les émeutiers ont agi ainsi :

« car l’homme le plus puissant de la planète les avait nourris de mensonges » 

en refusant sa défaite, a-t-il asséné.

Pour justifier de sa position, le sénateur du Kentucky se réfugiait alors derrière son sentiment que selon lui le Sénat n’était pas compétent pour juger un ex-président, remettant ainsi en cause la décision pourtant prise à cet égard par ce même Sénat 2 jours plus tôt à la majorité simple.

Cette dernière déclaration a déclenché les foudres de Nancy Pelosi, Chef de la majorité démocrate et Présidente de la Chambre des représentants. Elle n’a pas hésité à traiter de « lâches » les sénateurs républicains ayant acquitté l’ancien président en parlant de « l’un des jours les plus sombres et l’un des actes les plus déshonorants » de l’histoire du pays.

 

 

Quant à Donald Trump il avait refusé de comparaître et de témoigner, et restait silencieux depuis des semaines. A peine le verdict connu il a fait à nouveau entendre sa voix:

« Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, “Make America Great Again” [“Rendre sa grandeur à l’Amérique”], ne fait que commencer », tout en saluant « la fin d’une chasse aux sorcières ». « Dans les mois à venir, j’aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure. »

 

Reste à savoir si l’ancien président pourra envisager ou pas un retour en politique au vu des poursuites en justice qui l’attendent notamment à New York.

 

Le parti républicain semble plus divisé que jamais entre les pro-Trump, et les républicains traditionnels plus modérés et alors que la course s’engage déjà vers l’élection de 2024 on se demande qui pourrait reprendre le leadership du Grand Old Party, et sur quelle base…