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3 mars 2021

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Le hashtag #Metooinceste prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux

Le hashtag #MetooInceste prend de l'ampleursur les réseaux sociaux

Dans tous les pays du monde, de nombreuses personnes ont déjà été victimes d’inceste. Certaines d’entre elles ont même été violées par quelqu’un qui leur était familier sans avoir le courage d’agir et de témoigner. Cependant, après la parution du livre de Camille Kouchner, des milliers de témoignages sont apparus sous le hashtag #Metooinceste. Celui-ci est devenu l’un des plus populaires sur les réseaux sociaux.

#Metooinceste : un moyen pour aider les victimes de l’inceste à agir

Le hashtag #Metooinceste a été créé sur Twitter et s’est très vite répandu sur les autres réseaux sociaux. Seulement deux jours après son lancement, des milliers de témoignages ont été publiés sur Twitter pour dénoncer de nombreux cas d’inceste.

Si ces milliers de victimes ont le courage de témoigner, c’est grâce à deux mouvements récents. Il s’agit de la parution du livre « La Familia Grande » de Camille Kouchner et l’initiative de quelques militantes #NousToutes. En effet, le livre raconte l’inceste subit par le frère jumeau de l’auteur avec leur beau-père pour bourreau.

À travers cette affaire, le collectif féministe #NousToutes a réagi. Après avoir interrogé les membres, il décide de publier les témoignages des victimes en utilisant #Metooinceste. Le premier porte le pseudonyme de « Marie Chenevance » qui a été aussi victime d’inceste à l’âge de 5 ans par son oncle.

 

#Metooinceste en deuxième position sur Twitter

Après le témoignage de Marie Chenevance, des milliers d’internautes s’emparent à leur tour de #Metooinceste pour raconter leurs mésaventures. La plupart racontent dans leur message les agressions sexuelles qu’ils ont subies tout en restant dans l’anonymat. Toutefois, quelques personnalités publiques bien connues figurent parmi ceux-ci. C’est d’ailleurs cela qui a propulsé #Metooinceste à la deuxième place du top des hashtags sur Twitter.

Autrefois, toute personne victime d’inceste était obligée de prendre sur elle généralement pour ne pas affronter le regard des autres. Même les proches ne trouvaient pas le courage de le faire. Grâce à cet hashtag, il est plus facile aux victimes d’affronter leur peur ou leur honte. Si certains témoignent directement de leur agression, d’autres parlent au nom d’un proche pour briser le tabou.

 

Les soutiens se multiplient grâce à #Metooinceste

Si au début, le gouvernement était resté silencieux face au premier témoignage, il s’est rapidement rendu compte qu’il s’agissait d’une urgence et non d’un fait divers. L’ampleur des faits a fini par susciter la réaction d’Adrien Taquet, Secrétaire d’État chargé de la protection de l’Enfance. D’ailleurs, vous pouvez lire sa réaction ici.

De plus, des collectifs demandent une meilleure formation des professionnels de l’enfance. Certains réclament même l’imprescriptibilité de toutes les agressions commises sur les mineurs.

Face à la multiplication des revendications, l’exécutif a réagi. Le 18 janvier par exemple, le ministre délégué à la citoyenneté a affirmé soutenir la future proposition de loi du député Alexandra Louis. Celle-ci concerne l’interdiction de tout acte sexuel sur un mineur de moins de 15 ans. Par ailleurs, en décembre dernier, une commission sur l’inceste et les violences sexuelles subies pendant l’enfance a été créée.