L’idée du passeport vaccinal européen connaît des obstacles

La bonne conduite de la campagne de vaccination anti COVID est un défi de taille dans la lutte contre la pandémie. C’est dans ce cadre, le gouvernement envisage la loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires. Bien que ce texte ne comporte aucune allusion à un passeport vaccinal, beaucoup de critiques estiment que ce dernier en sera la finalité.

Le concept du passeport vaccinal

Avant d’aborder la genèse de cette idée à polémique, il est opportun d’expliciter l’idée du passeport vaccinal.

Le passeport vaccinal

Si cette idée est validée par l’Assemblée Nationale, le passeport vaccinal serait un document destiné à prouver qu’une personne a bien été vaccinée contre le COVID 19. Il s’agirait alors d’un laissez-passer pour l’accès à des lieux tels les musées, restaurants, salles de cinéma ou les transports en commun.

 

La genèse de l’idée

Comme évoqué plus haut, l’idée d’un passeport vaccinal n’est pas explicitement portée par le gouvernement français. Cependant, la polémique est née de l’article 6 du projet de loi instituant régime pérenne de gestion des urgences sanitaires. En effet, cet article prévoit le droit au Premier ministre de conditionner :

  • Le déplacement.
  • L’accès aux transports en commun.
  • Certains lieux.

Il conditionne également l’exercice de certaines activités à la présentation d’un document attestant de la négativité au test de COVID, de la réception d’un traitement préventif ou d’un traitement curatif.

 

Une idée à polémique

Le tollé provoqué par l’idée d’un passeport vaccinal se justifie par les réactions virulentes de certaines formations politiques et associations.

 

Les opposants au passeport vaccinal

Le clan des opposants à cette possible future obligation se compose essentiellement des formations politiques de l’opposition. C’est ainsi que cette mesure s’apparente pour Marine Le Pen à du totalitarisme. Cet avis est également partagé par le député LFI Alexis Corbière et par son collègue LR de Moselle Fabien Di Filippo.

À ce groupe d’insurgés s’ajoute l’association de défense des patients et usagers du système de santé France Assos Santé. Pour cette organisation, l’idée d’un passeport vaccinal est en porte-à-faux avec la décision gouvernementale d’une vaccination non obligatoire pour le moment.

 

Les partisans au passeport vaccinal

Certains politiques comprennent pourtant la portée de l’article 6 et acceptent plus sereinement l’idée d’un tel document. C’est notamment le cas du groupe UDI et du Modem de François Bayrou.

 

Une idée difficile à mettre en œuvre

L’idée d’un passeport vaccinal n’est pas si saugrenue. Sa finalité étant de s’assurer que les personnes ayant accès à des lieux ou à des activités à risque sont saines et immunisées. C’est dans cette logique que l’État d’Israël en a acté le principe.

Toutefois, le ministre de la santé Israélien Yuli Edelstein reconnait la difficulté que poserait l’application d’une telle mesure. Sur le plan communautaire, cette idée fait l’objet de réflexion depuis 2018. Le passeport concernerait un parterre plus large de vaccins et serait commun à tous les européens.

Quoi qu’il en soit, la première étape vers ce document reste l’amendement et l’adoption de la loi suscitée. Les parlementaires auront la responsabilité d’arbitrer entre l’impératif sanitaire et la garantie des libertés.

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