Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution appelant les talibans à garantir le départ en toute sécurité des Afghans

Lundi, quelques minutes avant que les États-Unis n’annoncent le retrait complet des troupes d’Afghanistan. Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé, une résolution qui « s’attend » à ce que les talibans remplissent leur engagement de permettre aux Afghans de quitter le pays.

Une résolution approuvée par 13 voix sur 15 à l’ONU

Le document ne décrit pas les conséquences au cas où les milices insurgées ne tiendraient pas parole. Ou ne revendiqueraient pas une zone de défense mandatée par l’ONU dans la capitale afghane, comme le veut Paris. Il y a eu 13 voix en faveur de la résolution et la Chine et la Russie se sont abstenues.

Le texte appelle les talibans à permettre « un accès complet, sûr et sans entrave » aux Nations Unies. Mais aussi à d’autres agences, pour fournir une aide humanitaire. Le document réaffirme l’importance de la protection des droits humains.

Il encourage les droits des enfants, des femmes et des minorités. Et encourage aussi, toutes les parties à rechercher un règlement politique inclusif et négocié avec « la représentation pleine, égale et significative des femmes ».

Il appelle également à ce que l’Afghanistan ne soit pas utilisé

pour menacer ou attaquer un pays ou pour accueillir ou entraîner des terroristes, ou pour planifier ou financer des actes terroristes.

 

Abstention de la Chine et la Russie

La Chine, qui s’est abstenue, tout comme la Russie, a déclaré que la situation actuelle était

une conséquence directe du retrait rapide et désordonné (des forces occidentales).

La Russie, quant à elle, a regretté que les auteurs de la résolution n’aient pas pris en compte les réserves de Moscou sur la “fuite des cerveaux”. Fuite provoquée par le départ précipité des Afghans qui travaillaient avec d’autres pays, dont des gouvernements pro-occidentaux. 

 

Fin des opérations d’évacuation

Le vote sur la résolution est intervenu quelques instants avant que Washington ne mette fin aux opérations d’évacuation des ressortissants étrangers et des Afghans vulnérables. Le Pentagone a annoncé la fin des retraits de ses troupes. Après 20 ans de guerre, la plus longue période de l’histoire des États-Unis.

Le 30 août était déjà la date limite. Dernière intervention nord-américaine dans ce pays d’Asie centrale.  Les talibans ont célébré les retraits des troupes américaines, avec des coups de feu en l’air au milieu de la nuit. Et ont repris le contrôle de l’aéroport de Kaboul.

 

Une résolution signée par 98 pays

Le département d’État américain a publié ce week-end une déclaration signée avec 97 autres pays. Dans cette déclaration conjointe, les Talibans ont donné des garanties pour que les citoyens afghans et les étrangers souhaitant quitter l’Afghanistan avec les documents nécessaires puissent continuer à le faire après le 31 août.

Nous sommes tous déterminés à faire en sorte que nos citoyens, ressortissants et résidents, employés, Afghans qui ont travaillé avec nous et ceux qui sont à risque puissent continuer à voyager librement vers des destinations en dehors de l’Afghanistan. On a reçu des assurances des talibans que tous les ressortissants étrangers et tout citoyen afghan disposant d’une autorisation de voyage de nos pays seront autorisés à se rendre de manière sûre et ordonnée vers les points de départ et à voyager à l’extérieur du pays. Nous continuerons de délivrer des documents de voyage aux Afghans désignés, et nous attendons clairement des Taliban qu’ils s’engagent à se rendre dans nos pays respectifs. On note que les déclarations publiques des talibans confirment cette compréhension.

Le Conseil de sécurité s’attend à ce que les talibans respectent ces engagements et tous les autres.

 

Une “zone protégée” à Kaboul

Le président de la république, Emmanuel Macron a déclaré dimanche soir que La France et Le Royaume-Uni présenteraient un projet de résolution pour créer une “zone protégée” à Kaboul. Cette zone serait sous mandat de l’ONU. Dans cette zone, les Afghans souhaitant quitter le pays pourraient se concentrer jusqu’à ce qu’ils trouvent une place dans un avion.

Au 14 août, les États-Unis, la France et leurs partenaires internationaux avaient évacué environ 120 000 personnes.

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