Regard sur l’Afghanistan

Regard sur l'Afghanistan

On parle beaucoup du procès du 13 novembre et on oublie que l’horreur se passe ailleurs et aujourd’hui : en Afghanistan. Par conséquent, faisons le point sur ce qui se passe là-bas.

Hier, les talibans ont nommé un cabinet intérimaire pour diriger l’Afghanistan. La victoire du groupe au mois d’août provoque une crise humanitaire. Mais aussi un problème de politique étrangère. La sécurité devient au centre de tous les débats politiques.

Les talibans annonçaient que la nouvelle direction avait pour but d’unifier le mouvement et d’officialiser le fonctionnement du gouvernement. Or, comment ne pas remarquer le manque de femmes ou même d’anciens dirigeants du régime dans la nouvelle direction.

 

Doit-on sonner l’alarme en Occident ?

Les talibans entretiennent des tensions de longue date à la frontière afghano-pakistanaise. Aussi, plusieurs réfugiés afghans fuient au Pakistan. L’armée pakistanaise continue à cacher des militants présumés. 

Les pays occidentaux doivent-ils réagir plus vivement qu’ils ne le font ? Plus encore, devrions nous avoir peur des conséquences en France ? Ou bien les Talibans “se contenteront-ils” d’imposer le Charia en Afghanistan ?

 

De plus en plus de répression

Des manifestants ont été fouettés, battus et jetés en prison. Dans lesquelles, ils sont maltraités. Les prisons sont déjà surpeuplées.

Plusieurs journalistes afghans ont déclaré avoir été arrêtés alors qu’ils couvraient une manifestation hier et violés en détention. Certains témoignent à visage découvert malgré le risque. 

Malgré les avertissements des talibans selon lesquels les manifestations doivent désormais être approuvées à l’avance, les manifestants sont de retour dans les rues.

Les femmes afghanes manifestent mais les Talibans les frappent, les fouettent et les emprisonnent. Les étudiantes sont désormais parquées en cours, loin du regard des hommes. Séparées des garçons par des rideaux. Le nouveau pouvoir afghan impose aux femmes de porter un niqab et une tunique ample, noire et longue couvrant les cheveux (abaya) .

Les femmes ne peuvent plus sortir qu’accompagnées d’un homme de leur famille. Les étudiantes rasent les murs.

Le ministre de l’Enseignement supérieur des talibans, Abdul Baqi Haqani, explique:

C’est aux universités et aux professeurs de veiller au bon respect de notre décret, de la tenue islamique et du respect de la charia. Il faut que les filles comprennent que c’est pour leur bien.

Elles n’ont plus le droit de pratiquer de sport non plus.

 

Une véritable crise humanitaire

En raison des pénuries de nourriture et d’argent, il est difficile d’obtenir les basiques.

Les travailleurs occasionnels qui sont restés en Afghanistan empruntent des chemins au hasard pour tenter de fuir l’Afghanistan et rejoindre leur pays.

Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, a dit mardi 7 septembre:

On espère pouvoir faire acheminer prochainement de l’aide par voie routière en Afghanistan. … Un haut responsable de l’ONU est attendu prochainement dans le pays.

 

Après les promesses orales des talibans, l’ONU essaie de les faire confirmer par écrit.

 

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