Télétravail : À quand le retour au bureau ?

Le 1er septembre devait être le grand jour. Celui où les grandes entreprises verraient le retour massif de leurs salariés au bureau, après près d’un an et demi de télétravail. Mais non. La perspective d’une cinquième vague de coronavirus les aura obligées à faire appel à la prudence. Et à garder plus ou moins intacts les protocoles mis en place avant les vacances d’été.

 

Un retour timide

Parmi les salariés, nombreux sont encore ceux à guetter les annonces de leurs employeurs. Car aujourd’hui, nombreuses sont les entreprises à dresser leur feuille de route afin d’évaluer la possibilité d’un retour à l’ordinaire. 

Les syndicats s’appuient déjà sur la non-conformité d’un certain nombre d’organisations, de celles qui obligent leur personnel à revenir en masse (cabinets d’avocats, banques d’investissement, entreprises de construction…), à celles niant les coûts de la télé-assistance. C’est ce qu’évoque Cristina Estévez, secrétaire à la politique institutionnelle de l’UGT, qui considère que ces irrégularités affectent principalement les entreprises sans représentation syndicale.

Parmi les grandes entreprises, la scène est marquée par les entreprises technologiques. Et les voici tout droit venues des États-Unis. Des entreprises comme Google ou Amazon ont repoussé le retour de leurs salariés jusqu’en janvier 2022. Une date nettement plus éloignée de celles envisagées en Espagne par exemple.

Chez Mapfre, on préfère attendre le 15 septembre « pour voir comment se développe la cinquième vague de la pandémie et concevoir le plan de retour au pouvoir », précise un porte-parole. L’assureur opère avec la moitié des effectifs en personne (avec des équipes tournantes couvrant 90 % des salariés) et l’autre moitié à distance

 

Le télétravail, destiné à perdurer ?

Selon une étude récente du BCG, 90 % des entreprises prévoient d’introduire une forme de travail à distance une fois la pandémie terminée. À l’heure actuelle, peu de macro-entreprises choisissent le modèle 100% flexible, c’est-à-dire permettant au salarié de choisir son lieu d’activité. 

Siemens Gamesa notamment va parier sur cette modalité à travers son programme Smart Work, qui permettra aux télétravailleurs de travailler cinq jours par semaine. Et aux travailleurs de le faire depuis leur domicile. Les bureaux sont d’ores et déjà remodelés pour s’adapter aux nouveaux formats collaboratifs et sans postes fixes.

Même les entreprises technologiques comme Google, Amazon ou Telefónica, qui ont tendance à être parmi les plus avancées dans les nouvelles méthodes de travail, ne vont pas aussi loin. Le trio est attaché à des dispositifs flexibles qui combinent la plupart du temps trois jours de travail en présentiel et deux en télétravail.

Écrans mesurant la qualité de l'air au siège de Meliá.
Écrans mesurant la qualité de l’air au siège de Meliá.

 

Le format idéal

Le modèle trois plus deux est donc celui qui prévaut dans la plupart des grandes entreprises. Accepté par BMW, Axa ou Vodafone, il a déjà été établi par l’assureur et l’opérateur téléphonique dans leur convention collective après négociations avec les syndicats. 

L’adaptation en est à ses balbutiements car les entreprises résistent aux négociations et donc font des économies.

Pas toutes cependant. Mapfre a compensé l’utilisation du Wi-Fi et de l’électricité avec 45 euros par mois. Siemens Gamesa avec 55 euros, Axa avec trois euros par jour et 200 euros pour l’équipement des chaises ou des écrans. Tandis que Vodafone a fourni du matériel de télétravail (fauteuil ergonomique, casque sans fil, souris, clavier…).

La grande question sera finalement de savoir comment ce nouveau modèle de travail sera utilisé. Y aura-t-il au moins trois jours en face à face ? S’agira t-il d’orientations ou de changements obligatoires pour réduire l’espace de bureau ? Au profit des entreprises ou de leurs salariés ? Comme d’habitude, le diable est dans les détails.

Si les entreprises passent au système fixe elles peuvent faire des économies en coupant bureaux, voitures de société, salles à manger et chèques-restaurant… En revanche, si elles choisissent le système flexible, c’est à l’avantage du salarié.

 

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