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10 juillet 2020

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Technologie et écologie : Quand le déploiement de la 5G en France se heurte à la vague verte

Peut-on vraiment concilier 5G et questions environnementales ?

Peut-on vraiment concilier 5G et questions environnementales ?

L’élection de maires étiquetés Europe Ecologie Les Verts dans plusieurs grandes villes de France relance le débat. Quel avenir pour le déploiement de la 5G sur le territoire ?

Et bien pour l’heure, aucun changement en vue. Les enchères destinées à attribuer les fréquences de la 5G aux grands opérateurs téléphoniques ont dues être reportées en avril, face à l’épidémie de Covid-19. Elles sont désormais fixées à fin septembre, avec une première activation du service dans une poignée de grandes villes d’ici la fin de l’année.

Le problème, c’est que la 5G soulève de grandes inconnues. 

Au-delà des conséquences écologiques évoquées par les nouveaux élus, on constate qu’aucune étude ne s’est vraiment penchée sur les effets sanitaires potentiels de la généralisation de cette technologie.

En 2017 déjà, 170 scientifiques internationaux avaient réclamé un moratoire sur le déploiement de la 5ème génération. Cela afin de permettre d’en étudier les dangers potentiels. 

Un moratoire réclamé à nouveau par bon nombre de maires entrants.

Des agences indépendantes ont d’ores et déjà été mandatées pour évaluer l’incidence sanitaire et environnementale que pourra avoir la 5G. Le problème, c’est que le calendrier fixé est bien trop court pour permettre de rendre les premières conclusions. L’étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ne devrait aboutir qu’au premier trimestre 2021.

Impensable selon les associations Priartem et Agir pour l’environnement. Le calendrier d’attribution des fréquences a été attaqué en justice auprès du Conseil d’État dès le mois de février.

Repoussées en mars sur fond de crise sanitaire, les discussions impulsées par la vague verte au lendemain des élections devraient finalement avoir lieu.

Quant aux recours actuellement à la disposition des maires, il est vrai qu’ils sont encore peu nombreux. 

Le principe de précaution ? Plutôt incertain dans ce cas précis. L’invocation du non-respect du Plan local d’urbanisme ? L’atteinte aux paysages naturels ? Pourquoi pas, c’est sans doute de ce côté-ci qu’il vaudra mieux se tourner.

En attendant, les critiques fusent de tous côtés. À la démocratisation de la 5G, on impute également une future hausse de la consommation d’électricité. Une hausse de 2 à 2,5% d’ici cinq ans.

De son côté, Stéphane Richard, président-directeur général d’Orange se veut rassurant en garantissant que :

l’exposition aux ondes n’est pas différente avec la 5G, elle permettrait même un gain d’énergie par rapport à la 4G.

Implantation prévue à l’horizon 2023.