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21 septembre 2020

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Premier trimestre 2020 : l’emploi salarié recule de 2% en France

Premier trimestre 2020 : l’emploi salarié recule de 2%

Premier trimestre 2020 : l’emploi salarié recule de 2%

Le rapport définitif de l’Insee tombé ce jeudi est encore plus alarmant que l’estimation provisoire sur la perte d’activité parue le 7 mai. Elle évoquait alors 453 800 destructions d’emploi salarié très précisément au cours du trimestre. Un chiffre désormais porté à 502 400 destructions nettes par rapport à fin 2019.

L’emploi salarié atteint ainsi de nouveau son plus bas niveau depuis le dernier trimestre 2017. Victime principale de ce recul, le secteur privé qui perd 497 400 emplois, tandis que la fonction publique n’enregistre «que» 4900 destructions nettes. 

Un effondrement dû en grande partie au recul de l’Intérim estimé à 40 % sous l’effet du confinement face à l’épidémie de covid-19.

Une baisse historique. À titre de comparaison, la crise économique de 2008-2009 n’avait entraîné qu’une baisse de 13,9% de l’emploi intérimaire. 

Hors Interim, on constate également une baisse d’activité dans tous les secteurs, et particulièrement dans les services marchands. Moins 11 300 emplois industriels au premier trimestre 2020, et moins 5600 emplois pour le secteur de la construction. Fort du dynamisme des trimestres précédents, celui-ci parvient toutefois à se maintenir supérieur à son niveau de l’année passée, avec une progression de 1,8% en un an.

Pas de répit en revanche pour les secteurs de l’hébergement-restauration (moins 50 600 emplois) et des services aux ménages (moins 37 400 emplois). Un recul global de 3,7% pour les services marchands, malgré une chute moins accentuée parmi les transports avec 12 200 destructions nettes (soit 0,9%) et le commerce avec 22 400 emplois perdus (soit 0,7%). 

Une suppression de 800 000 emplois attendue pour ces prochains mois.

Crise économique sans précédent oblige, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire vient aussi d’annoncer la suppression prochaine de 2,8% de l’emploi total sur le territoire. Une enveloppe de 45 milliards d’euros est d’ores et déjà prévue, en plus des 400 milliards déjà mobilisés depuis mars, pour soutenir les secteurs les plus durement touchés par la crise. 

Selon les prévisions, on parle toutefois de la destruction de près d’un million d’emplois au cours de l’année 2020.

Le taux de chômage en France atteindrait alors les 11,5% à la mi-2021.