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13 juillet 2020

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Plus 500 000 séniors dépendants à l’horizon 2027

Plus 500 000 séniors dépendants à l'horizon 2027

Dans un article récemment publié, le think tank, “The Conversation France“, rappelle qu’en 2015, l’Insee a recensé 16 235 000 séniors de plus de 60 ans. Sur ce total, 2 500 000 étaient en perte d’autonomie. Et sur ces 2 500 000, 1 948 000 étaient suivis à domicile, tandis que 540 000 étaient placés dans un établissement pour personnes âgées.

Le fait est que le prix moyen d’un placement dans un établissement est de l’ordre de 3000 euros par résident. Or, la retraite moyenne d’une femme est de 1050 euros et celle d’un homme, de 1700 euros.

Pour 2027, sans changement des conditions d’existence, on prévoit près de 20 000 000 de séniors. Près de 3000 000 seront en état de dépendance. Sur ces 3 millions, 2 347 000 devraient pouvoir rester chez eux, mais 610 000 devraient être placés dans un établissement spécialisé.

Ce qui revient à dire qu’il faudrait construire 70 000 places supplémentaires et embaucher 40 000 personnes de plus pour pouvoir accueillir ces nouveaux séniors dépendants. A supposer que le prix des places reste le même.

De nouvelles places en EPHAD difficiles à créer

Mais, rien n’est moins sûr.

En effet, les séniors dépendants sont principalement accueillis dans les Ehpad. Actuellement, leur capacité d’hébergement est de l’ordre de 560 000 lits. Par ailleurs, la plupart de ces lits sont gérés par une quinzaine d’acteurs. Trois, Korian, Orpéa, et DomusVi, assurent l’essentiel de l’offre.

Or, un certain nombre de dysfonctionnements réglementaires, mis en lumière par le rapport Libault, remis, il y a quelques mois, à la Ministre de la Santé, freinent considérablement la création de nouveaux lits. Sans même parler des contraintes budgétaires et de l’avenir des recettes issues, notamment, de la CRDS après 2024.

Dans un contexte de réforme des retraites, pouvant se traduire par une baisse des pensions, il est à craindre qu’une tension sur les prix des places, liée aux difficultés rencontrées par la création de nouveaux lits, vienne s’ajouter à la difficile gestion de la vague des “papy boomers”.