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21 septembre 2020

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Masques de protection : Après la pénurie, le surplus ?

Masques de protection : Après la pénurie, le surplus ?

Masques de protection : Après la pénurie, le surplus ?

La pénurie de masques aura été l’un des symboles majeurs de cette épidémie de coronavirus. 

Il y a encore quelques mois, 70% de la production mondiale de masques nous provenaient d’Asie, la Chine et Taïwan en tête. Et puis, face à l’urgence de la crise sanitaire, il a fallu comme partout ailleurs se réorganiser.

Un passage de 50 000 unités par jour à près de 4 millions.

Avec la hausse du taux de mortalité, confectionneurs, fabricants de tissu, petites et grandes entreprises, tous se sont vus mobiliser à la demande de l’État. Le but, fabriquer ces masques qui nous faisaient défaut et qui n’arrivaient qu’au compte goutte par avions depuis l’autre côté de la planète. 

Et puis près de trois mois plus tard, l’effervescence est retombée. 

Masques et gels hydroalcooliques ont été stockés dans les placards d’un peu tous les foyers, prêts à remplir leur rôle. Alors forcément, ce n’est pas bon pour les affaires

40 millions des masques fabriqués sur le territoire n’auraient pas trouvé preneurs.

Exporter les invendus ? Une piste envisageable mais qui risquerait de se heurter en Europe à la baisse de la demande à l’heure d’un retour à la normale progressif. Ou bien ailleurs aux frais d’exportation ou aux droits de douane potentiellement très élevés. En particulier compte tenu du coût de fabrication du masque qui ne dépasse pas la vingtaine de centimes. 

En attendant, on estime au sein du gouvernement que la part d’entreprises confrontées à ce problème de surplus ne serait que de l’ordre de 10%, soit un nombre assez faible. 

De la à parler d’autosuffisance pour la France, il nous faut rester prudents. 

La crainte d’une nouvelle vague de l’épidémie trotte encore dans de nombreuses têtes et il faudrait que l’Hexagone puisse se montrer capable de tenir le rythme de production de ces dernières semaines.

Plusieurs projets sont pour l’heure à l’étude pour définir quel sera l’avenir de ces stocks invendus.