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9 mai 2021

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La première partie du festival de la BD a eu lieu …. à huis clos !

La première partie du festival de la BD a eu lieu..à huis clos !

La 48 ème édition du Festival International de la BD, c’est son nom officiel, a débuté fin janvier, à huis clos, malgré l’appel au boycott de plus de 700 auteurs. Les deux évènements, le huis clos et l’appel des auteurs, étant liés à la crise sanitaire qui n’en finit pas désorganiser les milieux de la culture.

Le huis clos s’est tenu au grand théâtre d’Angoulême, sous la présidence de Benoît Peeters, et aux bons soins, pour l’animation de la soirée des “Fauves”, de Thomas VDB, journaliste, comédien, humoriste, …

Quant à l’appel des 700, 728, en réalité, il fait suite à un appel identique, lancé en 2020, et pour les mêmes raisons, que la crise sanitaire n’a fait qu’amplifier. A savoir les conditions de rémunération par les éditeurs, jugées insuffisantes par les auteurs. C’est le thème même du rapport Racine dont les propositions restent toujours lettres mortes. Pour l’instant, en tout cas.

 

Quoi qu’il en soit, la 48ème édition du FIBD a pu se tenir, même si c’est en deux fois. En effet, après l’attribution des “Fauves”, le 29 janvier, rendez-vous est pris pour l’attribution du Grand Prix de la BD, à la fin du mois de juin prochain. Pour cette édition particulière, le FIBD, créé en 1974, confirme, malgré tout, qu’il est bien, comme le présentent tous les amateurs de BD :

Le principal festival de BD francophone et le 2ème le plus important d’Europe. 

Et la qualité des prix attribués à l’occasion de sa première partie ne fait que confirmer cette prééminence. A commencer par le plus prestigieux d’entre eux, le Fauve d’or.

 

Le Fauve d’or 2021

Il a été attribué au roman graphique de David L. Carlson et de Landis Blair, intitulé “L’accident de chasse“. Les critiques sont unanimes.  Et pour beaucoup, c’est même :

Le chef d’œuvre de la rentrée littéraire… Un bel hommage à la puissance du roman noir et à la grandeur de la littérature.

 

Et rien moins :

Qu’une subtile variation autour de la Divine Comédie, de Dante.

Bref, une totale réussite. On le comprend, outre un thème digne des tragédies grecques, le récit, basé sur des faits réels, d’un père aveugle et d’un fils qui découvre petit à petit les vraies raisons de cette cécité, qui bouleverse la vie familiale, l’écriture du roman a mobilisé les deux auteurs, près de 4000 heures, durant 4 ans.

Mais, la réussite est là. L’histoire est prenante et d’un point de vue graphique, le roman est un vrai petit bijou. Avis aux amateurs. Comme le soulignent les connaisseurs : 

Le récit de David L. Carlson est sublimé par le dessin à la plume exceptionnel de Landis Blair. 

Un mot sur la maison d’édition Sonatine qui publie “L’accident de chasse”. La création de la maison est récente puisqu’elle date de 2008 et depuis 2014, elle fait partie du groupe Editis. Ce dernier est lui-même contrôlé, depuis 2018, par le Groupe Vivendi, appartenant au groupe Bolloré, à couteaux tirés avec le groupe LVMH, de son éternel rival, Bernard Arnault.

Elle s’est spécialisée dans le thriller littéraire avec des auteurs bien connus comme Shane Stevens, R.J Ellory, Paul Cleave ou Steve Mosby

Avec “L’accident de chasse”, qui est son premier roman graphique, Sonatine réussit donc un coup de maître.

 

Les autres prix du Festival de la BD 2021

Naturellement, le Fauve d’or n’a pas été le seul prix attribué lors de cette première partie du FIBD. En effet, le jury a attribué 13 autres prix : Le prix Goscinny, Le Fauve Patrimoine, le Fauve Révélation, le Fauve Série, le prix spécial jury, Le prix Audace, le prix du public France Télévisions, le Fauve des lycéens Cultura, le Fauve Polar Sncf, le prix Kouishi, le prix BD Alternative, le prix jeunesse 8-12 ans et le prix jeunesse 12-16 ans. 

Signalons, entre autres, parmi ces prix :

  • Le tout nouveau Fauve des Lycéens, décerné à “Peau d’homme” de Hubert et Zanzim aux éditions Glénat.
livre Peau d'Homme Prix Landerneau BD
livre Peau d’Homme Prix Landerneau BD
  • Le prix du public France Télévisions qui met en images, par la grâce de Léonie Bischoff et de son livre ” Anaïs Nin, sur la mer des mensonges”, la vie de la grande romancière américaine.

Léonie Bischoff livre Anaïs Nin, sur la mer des mensonges

  • Et le Fauve Patrimoine qui, en consacrant “L’éclaireur”, de Lynd Ward, rappelle tout ce que le roman graphique doit à cet auteur qui a été à l’avant-garde du roman graphique. 

En résumé, de quoi bien occuper des soirées confinées !